Topographie mémorielle (post)coloniale entre Dschang et Düsseldorf

liaison coloniale 6

 Pour un dialogue constructif entre l’Allemagne et le Cameroun

Dschang, UDs/SIC-27/07/18. Avec le vernissage qui s’est tenu le jeudi 26 juillet 2018 au musée des civilisations de Dschang, le projet de coopération entre l’Université de Dschang et l’Université de Düsseldorf sur la topographie mémorielle (post)coloniale est rendu à son point culminent. Initialement prévu à 15 h, c’est finalement autour de 16 h qu’a débuté la cérémonie avec l’arrivée des autorités de la ville à savoir le sous-préfet de l’arrondissement de Dschang, le Recteur de l’Université de Dschang représenté par le Secrétaire Générale de ladite institution et une dizaine de Chefs traditionnels de la Menoua. Malgré la pluie qui s’est approprié toute cette journée, c’est avec une salle archi-comble que les activités ont débuté avec, en premier lieu, le mot de bienvenue du responsable des lieux, Mme Mekamwe Christelle Alisson. Cette dernière a rappelé le rôle prépondérant du musée dans la reconstitution de l’histoire d’un peuple. Le Pr. Albert Gouaffo, initiateur du projet, a pris la parole par la suite. Avec lui, le public a été instruit sur les circonstances de la naissance de ce projet ainsi que sur son bienfondé et ses objectifs. Soucieux de satisfaire un public en majorité francophone, c’est dans la langue de Molière que les chercheurs de Düsseldorf, prof. Stefanie Michels et Prof. Martin Doll vont respectivement s’exprimer à leurs tours ; la première pour dire sa satisfaction quant au déroulement et aux résultats du projet et émettre le vœu de voir le passé colonial allemand servir de prétexte pour un dialogue plutôt constructif entre le Cameroun et l’Allemagne ;  le second pour nourrir l’espoir que l’exposition puisse ouvrir d’autres champs de perception de la colonisation allemande au Cameroun. Viendra le tour du Recteur de l’Université de Dschang, par la voix du Secrétaire Général, de prendre la parole. Il va savamment rappeler le contexte et les protagonistes de l’installation allemande au Cameroun (1884-1916) avant de saluer l’initiative de ce projet qui porte sur les  grassfields au cœur desquels se trouve l’UDs.

Ce bal d’allocutions s’est soldé par une projection cinématographique et une visite guidée d’une exposition des technologies anciennes, des objets d’art et même des aliments qui racontent à leur manière la présence allemande au Cameroun. C’est avec des agapes bien arrosées que va se terminer la cérémonie autour de 19h. Si l’on s’en tient à Wikipédia, « les agapes sont, dans le paléochristianisme, un repas à caractère religieux, dont le but est d’entretenir l’ « amour » dans la communauté chrétienne locale. […] dans la tradition chrétienne dominante, le terme d’ « agape » est attesté dans le sens d’un repas occasionnel de communion fraternelle accompagné de prières et se déroulant le soir ». Quoi de mieux donc que ces agapes pour clôturer une soirée pendant laquelle les esprits ont communié dans le sens d’un dialogue constructif entre le Cameroun et l’Allemagne. / RD 

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