Gouvernance

L’éthique et la déontologie au cœur d’une rencontre de la communauté universitaire.

Vivre ensemble suppose l’acceptation, à l’unanimité, d’un certain nombre de valeurs pour garantir le bon ordre et une bonne organisation. À l’Université de Dschang qui est une administration publique, être usager ou détenteur d’un pan de pouvoir où d’autorité suppose que l’on comprenne et intègre dans sa façon de faire, la signification et le contenu des termes <<éthique>> et <<déontologie>>. C’est dans ce sens que l’Auditorium Joseph Fondjo a abrité ce 18 mai 2026, la causerie éducative organisée par la Cellule Locale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de l’Éthique dans l’Enseignement Supérieur de l’Université de Dschang (CLLCPEES), autour du thème intitulé : << Éthique et déontologie en milieu universitaire>>.
Sous la présidence et la modération de Madame le Professeur NGNOKAM WANSI Sylvie Léa, présidente de ladite Cellule, par ailleurs Vice-Recteur chargé du Contrôle Interne et de l’Évaluation, cette causerie a été animée par un panel constitué de trois enseignants de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques.

Dans son intervention, le Professeur MOHO FOPA Éric Aristide, Maître de Conférences et Chef de Service du Contentieux de l’Université de Dschang, a rappelé les critères que renferme le <<savoir-être étudiant>>. Il s’agit, selon ce paneliste, d’un ensemble d’attitudes, de comportements et compétences relationnelles qui favorisent la réussite académique, l’autonomie et l’intégration, permettant à l’étudiant d’avoir un comportement respectueux et approprié dans son environnement d’étude. Celà implique d’être respectueux des exigences universitaires liées au statut d’étudiant, à l’implication dans la formation et à la collaboration avec les autres membres de la communauté universitaire. Pour ce faire, les étudiants doivent savoir vivre en tant que tels, notamment en exprimant et en défendant leurs droits, tout en respectant leurs obligations afin d’éviter d’être soumis à des sanctions disciplinaires et/ou pénales.

De l’intervention du Professeur ANAZETPOUO Zakari, Professeur Titulaire et Chef de la Cellule Locale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de l’Éthique, l’on retient que l’éthique se définit comme étant un ensemble de principes et de valeurs qui guident le comportement d’une personne ou d’un groupe de personnes pour distinguer le bien du mal, le juste de l’injuste et d’agir en conséquence. La déontologie quant à elle, renvoyant tout simplement, d’après ce paneliste, au code de bonne conduite. À ce sujet l’on peut retenir cinq contenus, lorsqu’on lit le Statut Général de la Fonction publique dans son article 35: servir la cause de sa présence à l’Université de Dschang, être désintéressé dans la manière de servir, obéir aux ordres de la hiérarchie, prendre des réserves face à certaines situations et, enfin, être discret dans sa façon de servir. Celà implique, pour les personnels (enseignant et non-enseignant), de ne pas défendre les avantages individuels au détriment de l’intérêt général, de ne pas faire reposer la réussite ou la qualité du service sur des considérations d’ordre tribal, linguistique ou religieux. En outre, l’accent a été mis sur les actes de fraudes aux examens et de corruption, qu’il s’agisse du fait de l’étudiant, d’un enseignant ou d’un membre du personnel non-enseignant en tant qu’auteur, co-auteur ou complice.

De son côté, la Professeure KWATY Evelyn, Maître de Conférences et Secrétaire Permanente du Centre de Recherche en Droit et Développement de la FSJP, a prodigué des conseils pratiques pour permettre aux étudiants de faire face aux défis de la vie estudiantine. Ces derniers ont ainsi été invités à faire preuve d’objectivité, de responsabilité et de patience, tout en mettant un accent particulier sur le choix de leur entourage pendant leur séjour d’études à l’Université.

À une époque où les institutions universitaires sont appelées non seulement à produire du savoir, mais aussi à forger le caractère, l’Université de Dschang a ainsi, à travers cette causerie éducative, adressé un message fort et opportun à sa communauté : l’intégrité compte. Il ne s’est donc pas agi d’une simple formalité, mais d’un moment constituant un véritable appel à la réflexion, et à une action fondée sur l’éthique et la déontologie, socles de la cohésion et de l’excellence en milieu universitaire.