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L’aide française en Afrique au peigne fin

Dschang, UDs/SIC – 16/05/2018. La visite de SE Gilles Thibault, Ambassadeur de France au Cameroun, à l’Université de Dschang, intervient dans un contexte où  les chercheurs de cette institution s’intéressent à la présence française en Afrique et particulièrement au Cameroun. C’est le cas du Prof. Guy Mvelle, politologue et secrétaire général de l’UDs, auteur de l’ouvrage intitulé L’aide française en Afrique. Cet ouvrage traite  d’une politique initiée au lendemain de la seconde guerre mondiale dans le cadre d’une redéfinition progressive des relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique et d’outre-mer. Là où de nombreux spécialistes ont toujours identifié les questions de ressources, la corruption, le clientélisme et la liaison de l’aide comme sources d’inefficacité, le Prof. Mvelle y voit particulièrement une question de centralisation et donc de lourdeur administrative. En remontant son analyse à l’époque de la désintégration de la féodalité, laquelle a donné naissance au renforcement continu du centre, et à une domination territoriale étendue de la périphérie, il montre que l’aide française à l’Afrique a toujours été caractérisée par une gestion et une administration centralisées, lesquelles n’ont donné lieu qu’à des résultats incrémentaux.

Mais avec la réforme de 1998, et d’autres qui l’ont suivie, et surtout au regard de la nouvelle doctrine qui est appliquée à travers les contrats de désendettement et de développement (C2D), l’on observe une mutation de la politique française d’aide via une territorialisation plus prometteuse pour la lutte contre la pauvreté dans les pays africains. Le Cameroun constitue l’un des laboratoires les plus féconds de ce changement, qui nécessite néanmoins encore des approfondissements à travers des dynamiques institutionnelles et politiques plus audacieuses./  

 

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