Histoire : Le GERCO accélère son bouillonnement scientifique.
Les ralliements et alliances politiques lors des luttes de décolonisation au Kamerun étaient en débat.
À l’Unité de Recherche des Sciences Historiques , patrimoine et archéologie du CEREAH ( Centre de Recherche en Espace Art et Humanités) , le Groupe d’Études et de Recherche sur la Colonisation a pignon sur rue. Ses rendez-vous d’animation scientifique mensuel sur les Inconstances politiques en afrique deviennent une école constante à ne plus manquer .
Rendu à sa cinquième livraison de l’année académique 2026 en ce mois de Mai , le GERCO a mobilisé de nouveau des curieux et passionnés de « l’affaire » pour un Café d’Histoire ,ce Mercredi 06 Mai au campus principal. Un moment de régal.
Mercredi 06 Mai , ce que le GERCO a servi au public
Venus de l’Université de Lausanne, de l’Université de Douala, de l’Université de Yaoundé I, et de l’Université Paris 1 pour se joindre à ceux de l’Université hôte , les conférenciers du jour ont débattu sur la question des Inconstances politiques en afrique , avec une fixation sur les ralliements et alliances pendant les luttes de décolonisation dans le Kamerun
Deux communications principales ont structuré le séminaire. La première, par Gildas Igor Noumbou Tetam de l’Université de Lausanne, s’intitule : « Se rallier ou périr : l’Union des Populations du Cameroun face aux mouvements de ralliement, 1956-1971 »; La seconde, proposée par Démonster-Ferdinand Kouekam de l’Université de Douala, porte sur : « Les inconstances politiques au sein des formations paramilitaires de l’UPC pendant la guerre de décolonisation au Cameroun (1959-1970) : le cas de l’Armée de Libération Nationale du Kamerun (ALNK) ».
Ces deux interventions analysent les dynamiques de loyauté, les changements d’alliances et la fragmentation des luttes nationalistes dans le Cameroun colonial et postcolonial.
Le panel du jour est présidé par le Dr Patrick Junior Ngouné de l’Université de Dschang. Sur un fil conducteur qui questionne le contexte ,et l’opportunité des alliances adoptées par des leaders politiques des années coloniales et même post coloniales , le modérateur ouvre les débats aux discutantes du jours (le Professeur Faustine Magellan Kenne de l’Université de Yaoundé I et la Professeure Marie-Emmanuelle Pommerolle de l’Université Paris 1) . Sans filtre , et avec la froideur du chercheur,les deux invitéés d’honneur retournent pendant une heure et demie les idées et positions des défendants, afin de mieux creuser les réflexions sur un sujet aussi passionnant que celui des alliances politiques dans un contexte de luttes d’indépendance.
Au moment de la synthèse- critique assurée par le Professeur Noubissie M. Tchouake de l’Université de Dschang. Le public est comblé de la densité d’idées qui se dégagent des diverses positions et qui donnent au sujet du jour une profondeur et un caractère autant perfectible que tout sujet de recherche.
Importance pour l’Université de Dschang
Pour l’Université de Dschang, ce séminaire revêt une importance particulière, car il renforce son rôle en tant que pôle de formation doctorale, de débat historique et d’études africaines. Il constitue également un espace intellectuel où chercheurs locaux et internationaux peuvent se rencontrer afin de discuter des grandes questions liées à la décolonisation, à la loyauté politique et aux mouvements nationalistes. En attendant le prochain rendez-vous, le GERCO s’affirme comme un groupe de recherche à la constance éprouvée. Modèle d’Ecole Savante pour la dynamique des recherches
La coordination générale était placée sous la responsabilité du Professeur Williams Pokam Kamdem, sous la supervision du Chef de Département , la professeure Célestine Kana Dongmo./NLA

