SAT COMPETITION 2018

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L’équipe de l’UDs parmi les champions mondiaux de math-info

Dschang, SIC /UDS -15/07/18. Rodrigue Konan Tchinda, doctorant de 2e année en informatique à la Faculté de sciences, et Prof. Clémentin Tayou, chef du Département d’informatique à l’Institut universitaire de technologie Fotso Victor de l’Université de Dschang, font désormais partie des nouveaux champions de mathématique-informatique au niveau international depuis le 12 juillet 2018. Ce jour-là, en effet, l’étudiant et son maître ont remporté le troisième prix de la « SAT Competition 2018 », juste derrière Adrian Balint et Norbert Manthey des universités allemandes Ulm & Technische et Dresden, et Aolong Zha de l’université japonaise de Kyushu.

Selon le site officiel du concours (http://www.satcompetition.org/), la « SAT Competition » est un concours ouvert depuis 1992 aux meilleurs informaticiens et mathématiciens du monde entier. Il porte sur la résolution d’un problème d’optimisation du rendement d’une activité sous des contraintes nombreuses et potentiellement paralysantes. Les solutions (programmes informatiques) jusque-là proposées sont généralement confrontées à deux difficultés : le temps mis et la mémoire pour exécuter les opérations nécessaires à l’identification de la formule la plus satisfaisante. Du coup, le défi pour les chercheurs est de réduire le temps et l’espace mémoire des équations d’optimisation. La « SAT competition » confronte ainsi chaque année les solutions proposées par les chercheurs. C’est à ce concours-là que M. Konan et son prof se sont présentés.

Ces derniers ont proposé, d’après l’exposé de M. Konan, deux versions du solveur Glucose3.0_PADC (Periodical Agressive Database Cleaning) à savoir Glucose3.0_PADC_3  et Glucose3.0_PADC_10. Les deux ont été reçues et classées respectivement troisième et quatrième. Pour y arriver, les compétiteurs passent, selon le règlement du concours disponible sur le site web sus cité, par deux étapes principales de sélection. La première est consacrée au test de fiabilité du programme informatique soumis. S’il y a des erreurs de programmation – bug par exemple – le programme est rejeté et le candidat éliminé. La seconde étape est la mise à l’épreuve du programme. L’on formule plusieurs  problèmes avec des contraintes aléatoirement générées et l’on cherche à le résoudre par les programmes présentés. Après un temps, le test est arrêté et l’on évalue les performances de chaque programme. Puis on les classe en fonction des meilleurs temps mis et mémoire utilisé.

Ainsi que l’affirme le Prof. Tayou, si ceux qui occupent généralement une place au podium dans cette compétition sont des chercheurs issus des laboratoires des pays dits développés, l’on remarque que les Camerounais qui y ont accédé ont fait leurs travaux à Dschang. L’étudiant, en particulier, n’a pas encore eu l’occasion de faire le laboratoire dans une quelconque université ou centre de recherche étranger.

Parmi les responsables de l’organisation de l’édition 2018 se trouvaient d’imminents chercheurs dont les contributions dans la résolution de SAT sont des plus significatives : Marijn Heule (The University of Texas at Austin, USA), Matti Järvisalo (University of Helsinki, Finland) et Martin Suda (TU Wien, Vienna, Austria). Ceux-ci ont structuré la compétition en quatre principales pistes dont la Random SAT à laquelle a pris part l’équipe de Dschang. Contrairement aux autres pistes, la Random SAT a la particularité d’utiliser les instances aléatoires dont certaines sont générées près du seuil de difficulté./ATD

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