Gouvernance / Dialogue

L’UDs renforce le contrôle de l’exploitation de ses terres cultivables.

Les autorités de l’Université de Dschang ont annoncé de nouvelles mesures strictes visant à encadrer l’exploitation des terres cultivables du campus .

La décision a été rendue publique lors d’une réunion de concertation convoquée par le Recteur, le Professeur Roger Tsafack Nanfosso, et tenue dans la salle 5 du campus principal. Face à la trentaine des personnes ayant répondu à l’invitation le secrétaire général qui representait le recteur,a indiqué les circonstances qui justifient cette rencontre: une volonté de normaliser la relation entre ces exploitants clandestins et l’université, et surtout un désir de préciser toutes les modalités applicables désormais pour les personnes désireuses de poursuivre l’exploitation de leurs parcelles déjà mises en valeur.Le panel des personnalités universitaires pouvait alors en dire mieux sur le sérieux de la rencontre , notamment avec le Secrétaire général, le Professeur Moupou Moïse, représentant le Recteur, la DAAF, le DIPD, le DCOU et les services techniques.

Les responsables ont révélé qu’une partie du domaine foncier de 167 hectares de l’université est exploitée de manière illégale. Ils ont rappelé que seul le Recteur est habilité à attribuer des parcelles à des fins agricoles et ont averti que des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre les contrevenants.

Afin de mieux encadrer l’exploitation des terres, des dispositions juridiques et techniques ont été mises en place. Toute personne souhaitant exploiter une parcelle doit soumettre une demande formelle auprès de la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles, suivie d’une évaluation technique par la Direction des Infrastructures, de la Planification et du Développement. Les bénéficiaires devront signer un contrat définissant clairement les conditions d’exploitation, conformément à la réglementation interne. L’attribution peut être gratuite ou soumise à des frais selon l’objectif poursuivi.

Le Secrétaire général a exhorté les exploitants actuels à régulariser leur situation, à éviter toute exploitation sans identification préalable, et à s’abstenir de cultiver des plantes pérennes sans autorisation. Il a également mis en garde contre l’utilisation anarchique des zones pastorales, qui perturbe les activités d’élevage au sein de l’institution.

Une commission d’inspection sera déployée dans les prochaines semaines afin d’évaluer l’utilisation des terres et de veiller au respect des nouvelles directives. Les autorités appellent par ailleurs à plus de transparence et de collaboration de la part de tous les acteurs concernés.

Selon l’université, ces mesures visent à protéger son patrimoine foncier tout en garantissant une exploitation durable et organisée de ses terres agricoles.