ERELA WORKSHOP 2017

Ingénieur de Technique de l’information et de la communication, M. Nguetse Yannick (N.Y) réside en Allemagne où il travaille comme prometteur de la Bantu Development Initiative. Depuis trois jours, il anime un atelier de formation pédagogique organisé par le Département d’Etudes Africaines à l’Espace International House. Il se soumet ici à quelques questions du Service de l’Information et des conférences de l’UDs (SIC-UDs).

SIC-UDs : Bonjour M. Nguetse !

N.Y. : Bonjour !

SIC-UDs : Vous animez depuis deux jours un atelier de formation axé sur le thème « Intégration des langues nationales  dans les systèmes et techniques de communication ». Qu’est-ce qui a motivé ce projet ?

N.Y: Oui, ce qui a motivé ce projet c’est que j’ai observé que les sites d’informations sont majoritairement en français et en anglais au détriment de nos langues ; ça fait que sur internet nous n’ayons pas un site qui informe nos populations en nos diverses langues nationales. J´ai voulu profiter de mon séjour au Cameroun pour essayer de sensibiliser la population, les étudiants particuliement pour qu´ensemble nous mettions sur pied un site en langue nationale.

SIC-UDs : À une époque où les langues nationales africaines subissent la glottophagie des langues internationales, croyez-vous que le cyberespace peut revitaliser ces langues ?

 N.Y: Oui, les TIC sont des outils incontournables en matière de vulgarisation des langues et donc peuvent être mises au service de la diffusion de nos langues nationales.     

SIC-UDs : « Intégration des langues nationales dans les systèmes et techniques de communication ». Qu’est-ce qu’il faut réellement entendre par ce thème ?                                                                 

N.Y: Compte tenu du fait que je me frotte aux au quotidien aux Technologies de l’Information et la Communication, je réalise que l´Afrique a encore du chemin á faire sur ce plan. Ainsi, il faut lire dans ce thème le désir de numérisation de nos langues. Il ne faudrait plus que les logiciels soient faits uniquement en français, chinois, anglais et autres. Il faut que l’Afrique soit présente. Regarder Facebook par exemple, il serait intéressant d’avoir un Facebook en langue nationale!

SIC-UDs : Vous serrez bientôt rendu au terme de ce workshop. Quels sont vos attentes et vos perspectives à venir ?

 

N.Y: Nous comptons pour la suite mettre les étudiants ensemble dans le projet de construction d’un site pour une véritable révolution. Dans un an, le site sera opérationnel.

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