Ecole Doctorale

𝗟’𝗨𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗗𝘀𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗳𝘂𝘁𝘂𝗿𝘀 𝗗𝗼𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 « 𝘃𝗮𝗶𝗻𝗾𝘂𝗲𝘂𝗿𝘀 »

Dschang,SIC/UDs/13/04/26.Les étudiants retenus en première année de Doctorat pour l’année universitaire 2025-2026 à l’Université de Dschang sont programmés pour « réussir » leur vie. Mieux, ils sont appelés à être des chercheurs productifs, des leaders de haut niveau et des facilitateurs de paix. Pour préparer chacun d’entre eux à prendre les commandes de sa propre vie et à sculpter son avenir avec stratégie, l’institution a, depuis 2021, inscrit des modules spéciaux au programme des séminaires de D1. Ainsi, ces activités pédagogiques, qui se déroulent depuis le 13 avril 2026, ont vu passer deux enseignants-chercheurs experts en développement personnel.

Dans la journée du 13 avril, le Prof. Robert Fotsing Mangoua, coordinateur scientifique de la Dschang School of Arts and Social Sciences, et coordinateur des enseignements transversaux en Doctorat, a entretenu les doctorants sur le thème : « 𝑃𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠𝑖𝑔𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖 ». Ce séminaire a pour but de permettre aux bénéficiaires de comprendre qui ils sont pour aisément déterminer avec précision ce qu’ils souhaitent devenir. Il s’agit donc de « 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑙’𝑖𝑔𝑛𝑜𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑖𝑛𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖 𝑎̀ 𝑙’𝑖𝑔𝑛𝑜𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖 », a indiqué l’orateur.

Lorsqu’on est dans « 𝑙’𝑖𝑔𝑛𝑜𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑖𝑛𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖 », il y a de fortes chances de mener une vie superficielle et sans direction précise, de ne jamais se remettre en question, de « 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 », c’est-à-dire finalement de ne pas savoir pourquoi on est ici et maintenant à faire ce qu’on fait. Être dans cet état conduit le doctorant à ne pas savoir pourquoi il est inscrit en « Doctorat » et surtout à ne pas avoir un plan clair pour sa vie privée et professionnelle après l’obtention du titre de Docteur. Il faut donc passer à « 𝑙’𝑖𝑔𝑛𝑜𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖 ». Elle suppose, affirme le Prof. Fotsing, de se questionner sur « 𝑠𝑜𝑛 𝑒̂𝑡𝑟𝑒, 𝑠𝑎 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒, 𝑠𝑎 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑖𝑐𝑖 𝑒𝑡 𝑚𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡, 𝑠𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑝𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒́𝑒𝑠, 𝑠𝑜𝑛 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒, 𝑠𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑝𝑖𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑜𝑛𝑑𝑒𝑠, 𝑠𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑢𝑟𝑠, 𝑠𝑒𝑠 𝑑𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 ».

Se questionner permet la « 𝑑𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑙’𝑎𝑐𝑐𝑒𝑝𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖, 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́𝑠, 𝑙𝑒 𝑔𝑜𝑚𝑚𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒𝑠𝑑𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑚𝑖𝑡𝑒𝑠, 𝑙𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́𝑠 ». Il s’agit en réalité « 𝑑’𝑎𝑐𝑐𝑒́𝑑𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑢𝑛 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑒́𝑙𝑒𝑣𝑒́ 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖 ». Une fois qu’on a pris conscience de qui on est, il y a lieu de designer la personne qu’on veut être. Et cela passe par des principes unificateurs. Librement choisis, ces valeurs permettent à l’individu « 𝑑’𝑎𝑡𝑡𝑒𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑜𝑏𝑗𝑒𝑐𝑡𝑖𝑓 𝑑𝑒 𝑐𝑜ℎ𝑒́𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒 ». Il s’agit de groupe de quatre mots (tout au plus) qui renvoient à des valeurs ou des principes et qui constitueront la boussole pour fabriquer celui qu’on veut devenir. « Calme-Travail-Efficacité » est l’exemple donné par le Prof. Fotsing. Ce groupe de principes peut irriguer la vie d’un étudiant.

𝑷𝒓𝒐𝒈𝒓𝒂𝒎𝒎𝒆𝒓 𝒔𝒐𝒏 𝒄𝒆𝒓𝒗𝒆𝒂𝒖 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒓𝒆́𝒖𝒔𝒔𝒊𝒓

Dans la journée du 14 avril 2026, le Prof. Siméon Pierre Choukem viendra mettre une couche à cette entreprise d’édification de conquérants. Médecin-interniste et endocrinologue, il a l’expérience de la construction des têtes compétentes, compétitives aussi bien sur le plan professionnel qu’humain. Il est en effet Doyen de la Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Dschang depuis janvier 2018. Fabriquer des médecins, pharmaciens, biologistes cliniques, kinésithérapeutes et autres professionnels de santé est une tâche complexe qui l’a conduit à consacrer de l’énergie à bâtir des séminaires pour développer le mindset de ses collaborateurs et étudiants.

Fort de son expérience, le Prof. Choukem a entretenu les futurs docteurs sur « 𝑙’𝑖𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑖𝑔𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒́𝑚𝑜𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒 » et la « 𝑝𝑟𝑜𝑔𝑟𝑎𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑢𝑐𝑐𝑒̀𝑠 ». Sur la question de l’intelligence, ce clinicien et enseignant-chercheur commencera par indiquer que l’intelligence renvoie à la capacité de l’individu à s’adapter à des situations, les unes plus complexes que les autres, et à choisir les moyens d’action en fonction de la nature des problèmes qui se posent à lui. Si l’intelligence cognitive est surtout innée, l’intelligence émotionnelle, elle, se présente davantage comme le fruit d’une éducation. Tout le monde peut donc en théorie avoir accès à la seconde. La joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégoût, la surprise, la confiance, l’anticipation sont des émotions de base. L’orateur indiquera qu’elles fonctionnent comme un système d’alertes qui permet de prendre de bonnes décisions. C’est leur mauvaise utilisation qui engendre des problèmes de divers ordres. L’intelligence émotionnelle est donc la capacité à réguler ses émotions pour en faire des alliés plutôt que des poisons, tout en composant avec les émotions d’autrui pour le bien-être commun.

La « 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖, 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑡𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑖, 𝑙𝑎 𝑚𝑜𝑡𝑖𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑒, 𝑙’𝑒𝑚𝑝𝑎𝑡ℎ𝑖𝑒, 𝑙𝑎 𝑡𝑜𝑙𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑐𝑒 » sont des mécanismes identifiés par le Prof. Choukem qui permettent à l’individu d’atteindre le cap de l’intelligence émotionnelle. Cette dernière constitue un des chemins pour arriver à se programmer mentalement pour réussir. Car, au quotidien, chacun d’entre nous est programmé par l’environnement et son subconscient, lequel ingurgite sans filtrer toutes les informations qui lui parviennent. Se conformer sans esprit critique aux habitudes de la société, vivre sans but précis : voilà deux moyens de programmer son cerveau pour l’échec. Au contraire, pour programmer sa réussite, il faut la désirer en l’identifiant de façon précise, avoir une confiance absolue en soi, vivre son désir comme s’il était déjà réalisé, persévérer dans les efforts de chaque jour et mettre en cohérence sa pensée, son discours et ses actions. À la fin de ce séminaire, chaque doctorant a été appelé à se poser une question : le Doctorat fait-il partie du processus de réussite de ma vie ?

𝑳𝒆𝒔 𝒃𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒂𝒔𝒕𝒖𝒄𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒕𝒓𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒐𝒏𝒅𝒔

Les 16 et 17 avril 2026, le Prof. Félix Meutchieye, chef de département de Zootechnie à la Faculté d’Agronomie et des Sciences agricoles, a entretenu les doctorants sur la recherche des financements. Ces étudiants-chercheurs ont reçu les clés qui permettent d’être compétitifs à divers guichets tenus par les bailleurs de fonds de la recherche scientifique. Mieux, ils savent désormais comment concevoir, rédiger et présenter des projets éligibles à des guichets de financements afin de faciliter la réalisation de leurs travaux de thèse.

Le 15 avril 2026, dans le séminaire portant sur la « méthodologie générale de la recherche », animé par le Prof. André Liboire Tsala Mbani, l’accent a été mis sur l’éthique devant encadrer la thèse, du projet à la soutenance, en passant par la rédaction. Au cours de la semaine qui démarre le 20 avril, deux autres enseignants-chercheurs aborderont d’autres aspects de cette méthodologie générale. Les doctorants auront également des séances d’aiguillage sur les « techniques de communication ». Avant d’être évalués, ils suivront des séminaires de spécialité dans leurs différentes « Dschang School » de rattachement.

En mettant ces séminaires au programme du Doctorat, l’Université fait le choix de former des Docteurs qui ne se contenteront pas d’attendre de voir les opportunités venir à eux. Ils auront les rudiments pour « créer le futur ».