Meilleurs personnels UDs-2016

Chouibou_FLSH

Le lauréat de la FLSH s’exprime
Mirenjom Moundé Chouaibou est Chef Service de maintenance et du matériel en FLSH de l’UDS. Consacré meilleur personnel-FLSH 2016, il nous livre ici ses impressions ainsi que les implications de cette distinction dans sa vie professionnelle et familiale.

SIC-UDs : M. Mirenjom Moundé Chouaibou, bonjour !

MMC : Bonjour !

SIC-UDs : Rappelons qu’il y a très peu, au cours de la cérémonie de présentation des vœux à M. le recteur, vous avez été consacré meilleur personnel de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. Comment avez-vous vécu l’annonce de cette distinction ?

MMC : Merci de m’offrir l’occasion de dire l’impression qui m’anime depuis ce jour du vendredi 03 février 2017. Vous voyez, de prime abord, il est à retenir qu’il n’y aura plus jamais de 03 février 2017. Chaque jour est unique pour un individu, à plus forte raison lorsqu’on est sacré meilleur employé dans son service. Pour mieux cerner l’émotion qui m’habite encore en ce jour, il suffit de questionner les circonstances de cette distinction qu’a reçue ma modeste personne. A ce propos, je pourrais paraphraser Molière qui disait : « l’art est dans la manière, et non dans la matière ». Mais je peux pousser cette assertion de Molière plus loin en disant : la manière agrémente la matière. Voyez-vous, cette distinction m’a été décernée solennellement, lors de la présentation des vœux à M. le recteur et à l’Amphi 1000, c’est-à-dire sous le regard d’au moins 1000 personnes. Et par concours de circonstances, il se trouve que chronologiquement la FLSH vient généralement avant les autres. Vous ne pouvez pas imaginer la hargne, toute la vigueur avec laquelle M. le Recteur, disposant encore de toute son énergie de ce jour, m’a serré la main en me félicitant et en me remettant ma distinction. Je suis à court de termes pour exprimer toute mon émotion. Outre cette joie indescriptible, c’est aussi un profond sentiment de gratitude qui m’habite. Voyez-vous, tout bon employé se demande toujours s’il apporte ce qui est attendu de lui par sa hiérarchie. En ce qui me concerne, ce jour-là mes interrogations perpétuelles ont trouvé une réponse et pas la moindre. J’ai compris que mes supérieurs hiérarchiques directs et le recteur, depuis son perchoir, me voyaient faire. Ils me l’ont attesté et je leur en sais gré. Plus que jamais, je suis déterminé, maintenant et dans le futur, à donner au moins autant que je le faisais jusqu’ici.

SIC-UDs : Dites-nous M. Mirenjom, lorsqu’on parle d’un chef service de maintenance et du matériel (CSMM), c’est quoi son agenda au quotidien?

MMC : […] Premièrement, de manière statutaire, tel que le décline le livre blanc de la réforme de 1993, le CSMM que je suis est chargé de déclencher, de susciter et de proposer les commandes des besoins  matériels à sa hiérarchie. L’université est une structure au plan macro environnemental. Et puis la FLSH, au plan microenvironnement, est une infrastructure. Ce qui signifie des besoins de bureaux, de salles de cours, de toilettes…. C’est dans le cadre de ces besoins que j’interviens. Le nombre d’étudiants va croissant d’une année à l’autre. On a des enseignants qu’on recrute continuellement. Tout ceci engendre des besoins toujours croissants en infrastructures. Donc, j’essaie de centraliser ces besoins, je fais des propositions à ma hiérarchie qui en apprécie l’opportunité ou alors la capacité de l’offre. Dans le prolongement, vous voyez, on ne saurait acquérir sans maintenir. On peut passer toute une vie à acquérir des infrastructures, ça ne suffira jamais s’il n’y a pas le volet maintenance desdites infrastructures. Mais au-delà de ce que je viens de décliner de manière statutaire, j’ai une activité transversale. Par exemple, je reviens à l’instant du rectorat où le Doyen m’a mandaté avec des collaborateurs de diligenter certains dossiers financiers liés aux prestations académiques. Là c’est hors cahier de charge. En fait, je demeure à la disposition des patrons.

SIC -UDs: Pouvez-vous nous dire le point à partir duquel vous observez le besoin en équipements dans une faculté fleuve comme la vôtre?

MMC : J’ai un listing des salles de cours qui nous sont octroyées par la haute hiérarchie. A la veille d’une rentrée par exemple, je fais le tour du propriétaire tel que me le mandate mon supérieur hiérarchique direct qui est le Doyen. Je peux alors réaliser les nécessités en ampoules, en éclairage, en tables-bancs, etc. Au cours de l’année, je reste en contact avec les délégués d’étudiants. Je peux ainsi être alerté en permanence de leurs besoins dans les salles de classe. Les bureaux et les différents services de la faculté sont eux-aussi passés au peigne fin de temps en temps. Les besoins identifiés, je fais des propositions et, d’une manière ou d’une autre, celles-ci sont prises en compte par la hiérarchie. Si vous le permettez, je voulais embrayer sur un autre volet de mes activités : on est en train de boucler avec une session d’examen de fin du premier semestre pour le compte l’année 2016/2017. Dans l’organisation je suis souvent impliqué, notamment dans l’équipe qui contrôle la présence effective des surveillants dans les salles. Je dois d’ici peu mettre au point le rapport qui est attendue par ma hiérarchie.

SIC : Quelle est l’appréciation que vous-même vous faites de l’impact de vos activités sur le fonctionnement de la faculté?

MMC : Après ma distinction d’il y a peu, certains collègues sont venus me dire ceci : « Chef, félicitations ! Avant votre arriver à ce poste, ça ce n’est pas pour vous flatter, il était presque mort. Cette porte était la plupart du temps fermée. Même quand elle était ouverte, on ne savait quoi poser à ce monsieur comme problème (…)». Je crois que ce témoignage, ajouté à ma distinction du 3 février dernier, constitue la preuve palpable de ce que mes activités ont un impact positif sur la vie de notre faculté et de notre université. En fait, pour parler le langage des praticiens des TICs qui parlent souvent d’un « 3 en 1 » c’est-à-dire d’une machine qui exécute trois tâches, cette journée où j’ai été distingué constitue pour moi une toute en une dans ce sens que c’est toute une vie qui a été matérialisée en une journée. Si je devais décliner la valeur de cette journée, je dirais que c’est une journée qui vaut des journées, c’est une journée qui vaut des semaines, des mois, des années, que c’est une journée qui vaut toute une carrière, toute une vie….

SIC-UDs : Permettez-moi de vous interrompre : si vous n’étiez pas CSMM, quel est le secteur dans lequel vous seriez plus à l’aise pour que la faculté vole toujours plus haut?

MMC : Vous savez, celui qui choisit un secteur, celui qui choisit un patron, qui préfère une posture donnée dans son service, une fois qu’il l’a occupée, il risque d’être déçu parce que les calculs peuvent être faussés. Je n’ai absolument pas à choisir. Demandez-moi à être vigile, j’avoue que je m’y consacre avec engouement. Comme vous le savez, le sacre s’arrache et je n’entends pas céder le mien si tant est que ça continue à être décerné au(x) meilleur(s) travailleur(s), quel que soit le secteur, quelles que soient les fonctions qui me seront attribuées. J’ai la détermination de ne pas décevoir mes patrons, en l’occurrence M. le Recteur qui est le chef de l’institution.

SIC-UDs : Pour la dynamique collective, vous êtes certainement désormais une voix qui compte dans l’orientation qu’elle aspire à donner à notre institution? Que diriez-vous aux autres personnels et aux autorités universitaires?

MMC : Merci ! Permettez-moi une parenthèse : Quand je suis rentré le 3 février dernier, j’ai partagé ma joie avec mes enfants, avec ma famille. Et à partir de ce jour-là l’un de mes enfants qui a 8 ans aujourd’hui aspire à devenir CSMM. Sa maman travaille certes, elle est salariée. Mais pour ma fille, à partir du moment où papa a été distingué, c’est son chemin qu’il faut suivre. Donc, parlant du conseil à prodiguer aux collaborateurs, je n’ai jamais travaillé que dans l’aspiration d’un confort moral, d’une satisfaction interne, personnelle. Il me semble que c’est dans cette perspective qu’on peut produire le meilleur de soi. Ipso facto, je demande aux autres collègues de s’évertuer et de se déterminer d’abord pour cette satisfaction personnelle. La reconnaissance suivra. Vous savez, je l’ai vécu personnellement. Seuls le recteur et moi savons ce que nos poignées de mains se sont dit le 3 février. Je vous dis, j’ai vécu cette vigueur. Je souhaite que ce sacre contamine les autres collaborateurs. Si cela est une maladie, ce sera une bonne maladie, et que l’idée de la distinction, l’idée ingénieuse que le recteur a eu dans la dynamique collective, de marquer un temps d’arrêt, de faire un bilan, de dire : « tu fais bien, félicitations », que cette idée continue.

SIC : M. Mirenjom merci. Merci d’avoir accepté d’échanger avec nous sur vos émotions, votre démarche professionnelle, mais également sur votre vision d’avenir pour la Faculté, notamment dans le secteur de maintenance que vous conduisez. Bonne suite à vous et surtout bonne chance aux prochains vœux.

MMC : Merci, merci beaucoup au SIC de m’avoir offert cette opportunité.

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