Université- entreprise

Comment la FASA compte se propulser par des forces  endogènes

En cette période de retour des pluies, l’itinéraire entre les campus A et C est désormais une grande attraction de par l’émergence des grandes parcelles dépouillées d’herbes puis balisées, grâce aux étudiants de la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles. Loin d’être une simple opération de nettoyage du campus, le Doyen de cette Faculté, le Prof. Jean Paul ASSAM ASSAM, nourrit derrière cette initiative, un projet agricole à impact économique.


Rendus au second semestre de l’année académique, ces étudiants des niveaux 1 ont entamé des cours pratiques, qui les mettent face aux réalités courantes de leur cursus, à savoir, préparer des sols et conduire la culture des spéculations jusqu’au bout du cycle. Cependant pour le Doyen qui implémente une recommandation du Recteur, la conjoncture impose de viabiliser ces types de pratiques académiques en générant concomitamment des revenus qui pourraient, dans un cycle, financer d’autres besoins de formation des apprenants. C’est pourquoi, dit-il, « il faut inverser la donne en accordant assez de temps aux pratiques, afin que l’ingénieur de la FASA soit mieux confronté au terrain ». Le projet, c’est la culture de maïs, du haricot et autres spéculations dont l’entretien permettra non seulement de produire pour vendre, voire exploiter pour l’élevage, mais aussi de lutter contre la végétation sauvage qui déteint parfois sur les efforts du top management en matière d’assainissement.

Cette émergence des pratiques à double impact, rejoint les prescriptions du Recteur, le Prof. Roger TSAFACK NANFOSSO qui pense qu’au lieu de voir émerger des colonies d’herbes envahissantes, la FASA doit investir ses louables pratiques à développer les plantes économiquement rentables. Par cette vision, la promotion des Activités Génératrices de Revenus (AGR) trouvera ses fondements dans l’idée d’Université-entreprise, qui est un levier indispensable pour une auto détermination économique des universités.

En effet, dans cette première exploration, environ 270 étudiants sont repartis en 21 groupes. Ils reçoivent  environ 300 m² pour un TP qui consiste à dessoucher les herbes opportunistes pour exploiter les espaces. L’avenir dévoilera les fruits de ce rêve.