Table ronde

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Le partenariat homme-femme, gage du développement durable

Dschang, UDs/SIC–05/02/2018. En prélude à la célébration de la 33e édition de la journée internationale de la femme qui aura lieu jeudi prochain, 8 mars 2018, une conférence a eu lieu ce lundi 5 mars 2018 dans la Salle des Conférences et des spectacles, Campus A de l’Université de Dschang (UDs). C’était sous le thème : « Intensifier la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, renforcer le partenariat pour accélérer le développement durable ». Des femmes, aux têtes bien faites et bien pleines, ont croisé le verbe. Et comme pour se situer déjà dans la logique du partenariat souhaité au travers du thème choisi pour la circonstance, un homme avait été convié aux travaux. C’est donc un panel de huit intervenants coordonné par le Pr Kalieu Yvette Rachelle, Vice-Doyen chargée de la Programmation et du suivi des activités académiques de la FSJP, qui a vu se succéder, pour entretenir le public dont la qualité a été rehaussée par la présence du Pr Tsafack Nanfosso Roger, Recteur de l’UDs, du Pr Wansi sylvie, DAAF/UDs et du Délégué Départemental du MINPROFF, les communication des Prs Metou Brusil, VR-RECOME/UDs, et Fouellefak Kana Célestine, des Drs Poualem, Minkem Elodie, Tchoupie, Mme Kate Brigette, Mle Poumogne Gaëlle et M. Atiofack.

Les différentes interventions ont passé en revue les combats quotidiens et les contributions multiformes de la femme, aussi bien rurale que citadine, pour le bien-être de la société, du développement humain et de l’humanité. Il est, entre autre, apparu que depuis l’époque précoloniale même, la femme occupe et joue un rôle cardinal dans le système économique local, lequel a une forte inclusion agraire. Elle est détentrice de savoir-faire dans la gestion de l’écosystème et de la protection de l’environnement, possède des aptitudes et des compétences multiples utiles dans, déjà utilisées et rentables dans le marché du travail. Elle donne naissance, et par son dévouement au quotidien, assure la cohésion au sein de la famille, socle de la société. Ainsi, la femme est une partenaire incontournable, sans laquelle le progrès et le développement durable sont menacés, voire impossibles ; d’où la nécessité de renforcer le partenariat entre les hommes et les femmes pour une société et une humanité plus épanouies.

En effet, les différentes interventions ont relevé, rappelé pour d’autres, des obstacles qui empêchent la femme de jouer pleinement son rôle. Celle-ci vont des pratiques discriminatoires dans leurs lieux de service aux rites traditionnels souvent dégradantes pour leurs personnalités, en passant entre autres par : la sous-représentation des femmes dans les sphères de décision, pourtant elles représentent plus de 51% de la population au Cameroun; l’accès limité à la terre ; le mariage précoce ; la sous-scolarisation. Toutefois, quelques pistes de solutions ont été énoncées par les panélistes. Il s’agit notamment de : l’opportunité pour les femmes de s’impliquer dans l’économie numérique et d’en exploiter les opportunités, l’association des femmes ou l’accroissement de leur représentativité dans les sphères et les processus de prise de décision, l’amendement des aspects culturels avilissantes pour la femme, la facilitation de l’accès à la terre, la scolarisation de la jeune fille et de la femme, l’attention particulière aux problèmes de santé féminine, une meilleure implémentation des Objectifs de développement durables (ODD) en matière d’éducation et de genre, etc. / LP

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