Manifestation scientifique

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La Société Camerounaise d’Histoire tient son 4e congrès à Dschang

Dschang, UDs/SIC-12/12/2018.L’Université de Dschang (UDs) a abrité du mercredi 12 au vendredi 14 décembre 2018 les travaux du 4ème congrès de la Société Camerounaise d’Histoire (SCH). La cérémonie d’ouverture s’est tenue le 12 en fin de matinée à l’Amphi 1000 du campus principal. Elle a été présidée par le Pr Jean Njoya, Vice-recteur chargé des Enseignements, de la Professionnalisation et du Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (VR-EPTIC) de l’UDs. Le Préfet de la Menoua, représenté, et des membres du top management de l’UDs ont pris part à cette cérémonie. Ce 4ème congrès avait pour thème « Femme et évolution historique du Cameroun ». Pour ce rendez-vous annuel de la SCH, chercheurs, enseignants, historiens et étudiants de la corporation historienne camerounaise se sont ainsi penchés sur une thématique qui s’inscrit dans la perspective d’un renouvellement général épistémologique de l’historiographie camerounaise en particulier et africaine en générale. En effet, a affirmé le Pr Daniel Abwa, Président de la SCH, il s’agit de « regarder à l’intérieur de l’Afrique pour trouver le ressort nécessaire pour qu’elle change, entre véritablement dans le monde et joue sa partition ». « Nous invitons les historiens à prendre ce bâton de pèlerin pour écrire et enseigner cette histoire [….] des vaincus pour devenir vainqueur », a-t-il ajouté.

En tournant le regard vers l’intérieur, les historiens ont choisi pour la circonstance de le poser sur la place occupée par la femme dans l’évolution de l’histoire du Cameroun. Un choix dont le Pr Jean Njoya n’a pas manqué de souligner la pertinence : « L’histoire est une discipline enseignée ici, et elle est importante dans la construction de notre nation. Comme l’a dit Karl Marx, ‘’celui qui ne connait pas son histoire doit y revenir absolument’’. Les travaux vont être en connexion directe avec la question du genre qui est une composante importante de nos politiques publiques ». C’est donc une façon d’œuvrer « afin que puisse vivre l’histoire [du Cameroun] », renchérit le Pr Maurice Tsalefac, Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH). Durant le congrès, les intervenants ont en effet discuté, en ateliers, des rapports et apports de la femme (camerounaise) dans les domaines politiques, économiques et culturels. Le congrès a aussi été « l’occasion pour les membres de la SCH de discuter de la vie de leur association », affirme le Dr Zacharie Saha, Chef du Département d’Histoire, qui a coordonné le comité local d’organisation. Ainsi, les travaux ont également porté, entre autres, sur l’adoption d’une revue d’histoire du Cameroun et sur les programmes pour l’enseignement de l’histoire du Cameroun. En se séparant le vendredi 14, les historiens se sont donné rendez-vous à l’Université de Ngaoundéré pour le prochain congrès de la SCH. /LP

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