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L’université de Dschang   accueille une tête de l’agroécologie

Dschang, SIC/UDS-27/03/18  Le Recteur de l’université de Dschang et le Doyen de la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles, représentés,  les étudiants chercheurs et toute la communauté scientifique  de la Fasa ont accueilli  le Professeur Marc Dufumier ce 28 mars 2018, en salle des spectacles de l’Université de Dschang. Le panel était constitué du conférencier principal, de Pascal Retière (citoyen nantais),Antoine Mbida (Directeur du collège régional de l’agriculture d’Ebolowa) , le Pr Mbindzi, Conseiller technique du Recteur et du Pr Emile Temgoua, modérateur.  Personnalité scientifique Ressource sur les problèmes et  problématiques liés à  l’agronomie, le Pr Dufumier, connu comme « successeur de Réné Dumont »,   répond ainsi favorablement à l’invitation du Recteur, le Pr Roger Tsafack Nanfosso.  Arguments d’autorité, constats d’un homme d’expériences et  analyses d’un expert : voilà les éléments qui ont apporté une coloration particulière à ce banquet scientifique  à travers  le sujet de réflexion qu’il a choisi de baptiser « l’Agro-écologie pour un développement durable ». Une telle formulation et le contenu théorique et pratique qu’elle présuppose,   se sont révélés pertinents au public d’experts et aux étudiants présents, ceci  d’autant plus que les axes de  réflexion permettaient aussi de bien observer les activités agro-écologiques  dans une ville comme Dschang. A l’entame de son propos, le président de la Fondation René Dumont, le conférencier de marque,  a présenté les enjeux agronomiques et écologiques dans le monde, notamment le désir constant de nourrir et de satisfaire les besoins d’une population sans cesse croissante, le rêve  d’une alimentation assurée par  une production  de qualité,  la volonté d’assurer un revenu décent aux agriculteurs et la détermination à enrayer l’exode rural.  Pour lui, « ces enjeux guident  les politiques gouvernementales avisées dans un contexte alarmant de réchauffement climatique global, avec un climat de plus en plus aléatoire  qui accroit des accidents climatiques, des migrations différentielles  des espèces végétales et animales dans le monde, et les déséquilibres écologiques ».  Remettant sur table les erreurs du passé comme l’extension des surfaces cultivées, la déforestation ou ce qu’il a appelé « la recherche  génétique » , le professeur est revenu sur la question de l’agro-écologie dans le but de souligner qu’une ville comme Dschang  et les autres villes intéressées par des projets écologiques doivent s’appuyer sur les fonctionnalités offertes par leurs  écosystèmes, les ressources et les mécanismes de la nature  pour concevoir des systèmes de production. Avant d’ouvrir le bal aux échanges, le conférencier a réitéré qu’il serait primordial  de penser à une agro-écologie soucieuse de son écosystème immédiat et apte à nourrir à long terme les populations par les mécanismes d’entretien , de transformation et de recyclage./HF

 

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