ERELA WORKSHOP 2016 : montage des vidéos de cours online

dr-kouesso

Dschang, SIC /UDS -17/11/16. A l’occasion de la deuxième session de formation sur la numérisation des langues et cultures camerounaises qu’organise le Département d’Etudes Africaines du 17 au 21 novembre 2016, le Coordonnateur, Dr. Jean Romain Kouesso (J.R.K), répond à quelques questions du Service de l’Information et des Conférences de l’UDS (SIC-UDS).

SIC-UDS: Bonjour Dr. Kouesso!

J.R.K : Bonjour…

SIC-UDS : Nous assistons là à l’ouverture du Séminaire/atelier de formation pédagogique sur le montage des vidéos de cous en ligne. Dans quel contexte s’inscrit cette formation ?

J.R.K : Le présent workshop est une initiative de l’Equipe Ecoles Rurales Electroniques en Langues Africaines (ERELA).

Il s’agit d’un groupe de recherche pluridisciplinaire qui rassemble les enseignants, les chercheurs, les étudiants et les autres acteurs de l’éducation intéressés par un enseignement, formel ou informel, des langues et des cultures nationales (africaines) intégré aux technologies de l’information et de la communication.

La session de formation cours fait suite à une première qui avait été organisé en juin 2016. Et c’est l’engouement suscité par cette première expérience auprès des étudiants qui nous a amené à programmer la présente session. Je voudrais signaler que la formation sur le montage de vidéos de cous en ligne n’est pas une activité isolée. Elle intègre une suite d’activités dans lesquelles l’Equipe ERELA est impliquée depuis 2011 à l’Université de Dschang, dont les plus récentes sont le Workshop sur « La pédagogie multilingue et ingénierie linguistique » en 2014 et la Conférence de Pr. John M. Mugane et Dr. Boubacar Diakite de l’Université de Harvard en 2015. Elle se situe surtout en droite ligne des orientations de recherche-développement à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines en général, et au Département d’Etudes Africaines en particulier.

Nous sommes en effet convaincus que par une approche numérique multilingue, l’Université de Dschang peut apporter une contribution substantielle en matière de revitalisation et de développement des langues et cultures nationales. Pourquoi ne pas se targuer de la précieuse générosité de notre experte Madame Lydie SEULEU (Dipl.-Inf.) ?

SIC-UDS: On a bien compris dans votre propos préliminaire qu’il s’agissait d’associer le savoir culturel et linguistique au savoir numérique.

J.R.K : Effectivement. Vous vous rendez bien compte qu’aujourd’hui nous sommes tous embarqués dans une civilisation du numérique à travers les technologies et les réseaux de communication modernes qui nous inondent. Comment intégrer les langues et les cultures nationales dans de tels réseaux ? Comment adapter ces derniers à l’environnement linguistique et culturel local ?  Quelle est notre contribution à l’alimentation de l’univers informationnel numérique ? Quelle est la visibilité des langues et des cultures africaines à travers les différents réseaux de communication ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles il faudrait trouver des réponses.

Notre postulat est que les étudiants et les chercheurs de l’Université de Dschang doivent aussi être partie prenante de la production et du contrôle des savoirs qui circulent en langues nationales, ou encore sur les langues et les cultures nationales. C’est pour cette raison que les séminaristes s’initient à aux techniques de production telles que la prise des sons, le découpage des images, la conversion des sons et des vidéos, l’organisation des données en structures, entre autres.

SIC-UDS : Qui parle de formation parle de profil des participants. Quels sont le profil d’étudiant que votre atelier vise à produire ?

J.R.K : Au sortir de l’atelier, les participants doivent être aptes à concevoir, à produire et à manipuler de petits textes simples et originaux qui associent l’image, l’écrit et le son en leurs langues maternelles. Pour nous, ce sont les petits pas qui comptent.

SIC-UDS: Merci Dr. Kouesso! Le Service de l’Information et des Conférences de l’UDs vous remercie d’avoir bien voulu vous prêter à ce jeu de questions réponses.

J.R.K : Merci pour la sollicitation. Nous pensons qu’avec votre savoir-faire médiatique, nos initiatives en matière du développement et de la promotion des langues et cultures nationales seront davantage visibles. R/A

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